Prestation
Le jour où tout s’arrête, on n’improvise pas.
Un plan de reprise ne se juge pas à l’épaisseur du classeur. Il se juge à deux réponses : en combien de temps redémarrez-vous, et avec quelles données ? Nous répondons par écrit, puis nous vérifions la réponse par un test grandeur nature.
Les questions auxquelles votre plan doit répondre
Six questions. Si vous ne savez pas répondre à l’une d’entre elles aujourd’hui, vous y répondrez dans l’urgence le jour venu.
Question 1
Que faut-il redémarrer en premier ?
Toutes les applications ne se valent pas. La paie peut attendre trois jours, la prise de commande rarement plus de quelques heures. Cette hiérarchie se décide à froid, avec les responsables métier, pas à chaud avec l’informatique.
Question 2
Quelle perte de données est acceptable ?
Une sauvegarde de la nuit signifie que vous acceptez de perdre une journée de saisie. Pour certaines activités c’est tenable, pour d’autres c’est impensable. C’est ce curseur, et lui seul, qui détermine le coût de votre dispositif.
Question 3
Où redémarrer ?
Sur du matériel de secours, sur un site distant, chez un hébergeur, ou dans le cloud. Chaque option a un coût et un délai de bascule très différents. Le pire des choix est celui qu’on découvre le jour de l’incident.
Question 4
Qui décide, qui prévient ?
Qui déclenche le plan, à quel moment, et sur quel critère. Qui informe les clients, les salariés, l’assureur, la CNIL le cas échéant. Avec des coordonnées disponibles hors ligne : le jour J, l’annuaire interne est souvent inaccessible.
Question 5
Comment tenir en mode dégradé ?
Entre l’arrêt et le retour à la normale, l’activité doit continuer d’une manière ou d’une autre. Bons de commande papier, ligne téléphonique de secours, poste de saisie isolé : ces solutions simples se préparent, elles ne s’inventent pas.
Question 6
Comment revenir à la normale ?
La reprise n’est pas terminée quand les serveurs redémarrent. Il faut réintégrer ce qui a été saisi en mode dégradé, vérifier l’intégrité des données et s’assurer que l’origine de l’incident a bien été traitée avant de rouvrir les accès.
Un plan qui n’a jamais été testé n’est pas un plan
C’est une intention. Et les intentions ne redémarrent pas un serveur.
Un document rassurant
- Rédigé une fois, jamais relu
- Des délais annoncés sans preuve
- Des sauvegardes supposées valides
- Des contacts obsolètes depuis deux ans
- Une procédure stockée sur le serveur en panne
- Personne n’a jamais fait l’exercice
Un dispositif éprouvé
- Révisé après chaque changement majeur
- Des délais mesurés lors d’un test réel
- Des restaurations vérifiées, données à l’appui
- Un annuaire de crise imprimé et à jour
- Les procédures disponibles hors ligne
- Un exercice annuel, avec compte rendu
Questions fréquentes
Quelle différence entre PRA et PCA ?
Le plan de reprise organise le redémarrage après un arrêt. Le plan de continuité vise à ne jamais s’arrêter, ce qui coûte nettement plus cher. La plupart des PME ont besoin d’un PRA solide et de quelques mesures de continuité sur deux ou trois activités seulement.
Combien de temps pour le mettre en place ?
Six à dix semaines pour un premier plan complet et testé. L’analyse d’impact mobilise vos responsables métier deux à trois heures chacun ; le reste du travail nous incombe.
Faut-il un second site ?
Pas nécessairement. Pour beaucoup d’entreprises, une sauvegarde hors site immuable et une capacité de redémarrage dans le cloud suffisent, pour un coût sans commune mesure avec une salle machine de secours.
